Votre prix
C’est dans ces « paysanneries » et ces contes que Germaine Guèvremont a fait naître et apparaître l’univers dans lequel se déroulera son célèbre roman Le Survenant. On aperçoit dans ce recueil plusieurs membres du clan Beauchemin, Didace, son fils Amable, Phonsine, Marie-Amanda, mais également d’autres personnages tout aussi vivants et attachants. La maison familiale, le fleuve, la route et le Chenal du Moine : au gré des saisons, les lieux et le paysage se transforment, et les événements se multiplient, faisant vivre des moments tantôt heureux, tantôt tristes, parfois même tragiques. Il y a des drames, des accidents, des démêlés avec la Loi, des deuils, mais aussi des fêtes et des amours. . En pleine terre a été publié pour la première fois sous forme de livre en 1942 ; le recueil réunissait alors quatorze « paysanneries » et trois contes.
Nationalité :
Québec
Née à Saint-Jérôme en 1893, Germaine Grignon publie son premier article en 1913 dans Le Canada, sous le pseudonyme de Janrhêve, et elle collabore à L’Étudiant et à La Patrie (1914). Elle épouse Hyacinthe Guèvremont en 1916. Le couple s’installe d’abord à Ottawa, puis à Sorel où la future romancière devient rédactrice en chef du Courrier de Sorel (1928). Secrétaire aux Assises criminelles de Montréal (1936), elle publie, dans Paysana, une série de « paysanneries » qu’elle réunit en 1942 sous le titre de En pleine terre. En 1945, paraît Le Survenant, qui lui vaut le Prix Athanase-David, suivi deux ans plus tard de Marie-Didace, qui lui ouvre les portes de l’Académie canadienne-française. La traduction en langue anglaise de ces deux romans lui assure une audience internationale, les adaptations télévisées et cinématographiques, un véritable triomphe. Collaboratrice au Nouveau Journal (1961-1962), elle prépare un recueil de souvenirs resté malheureusement inachevé. Elle meurt en 1968.